Les migraines sont causées par un trouble du traitement sensoriel d'origine génétique. Cette hypersensibilité innée aux stimuli entraîne des crises migraineuses épisodiques. Cependant, elle a également un impact entre les crises. Le système nerveux d'une personne migraineuse réagit particulièrement fortement aux stimuli rapides et excessifs (par exemple, le stress, la colère, la tension, le bruit, la lumière) et ne parvient pas à se protéger efficacement d'une surcharge sensorielle. Les migraineux ne s'adaptent pas aux stimuli récurrents, contrairement à ce qui se passe habituellement. L'hyperréactivité cérébrale entraîne une augmentation continue de l'activité cérébrale et, par conséquent, un déficit énergétique des cellules nerveuses. L'activité électrique du cortex cérébral est perturbée, voire complètement interrompue. L'hyperactivité de groupes de cellules nerveuses s'accompagne d'une libération incontrôlée de neurotransmetteurs. Il en résulte une réaction inflammatoire neurogène dans les vaisseaux sanguins des méninges, provoquant une douleur pulsatile et lancinante. L'activité physique intensifie la douleur, rendant généralement le repos au lit nécessaire. Une autre conséquence est l'activation de réflexes de protection, tels que les nausées et les vomissements. Dans la migraine chronique, la sensibilisation se propage à la fois temporellement et spatialement.
Super article ! La vidéo décrit parfaitement ma vie avec les migraines. J'en souffre depuis plus de 20 ans. Merci !
Excellent article…
J’aimerais échanger avec eux à ce sujet.
Chère Tessa, j'aurais pu écrire cet article moi-même… Pendant que d'autres tâtonnent encore pour comprendre le problème, je veux prendre une décision, ou plutôt, j'en ai déjà pris une. J'ai 53 ans et je souffre de migraines depuis 46 ans, jusqu'à 13 jours par mois. Les médias, et même les médecins, ne s'intéressent pas à ce sujet car nous souffrons en silence !
Oui, la vidéo me représente parfaitement, moi et mon mal de tête.
Les autres sont bien trop lents à mon goût pour penser, parler et comprendre ! Ils ne me comprennent pas, ni ce que je ressens. Pourtant, quand je pense ou parle normalement, on me dit souvent : « Apparemment, ma pensée manque de structure parce que je passe trop vite (trop vite pour quiconque n'a pas ce diagnostic) d'un sujet à l'autre. Je clos un sujet rapidement car il est clair pour moi et, par exemple, ne nécessite qu'une décision. Les autres sont encore à la première phrase et ont besoin de temps pour la comprendre. » Ma patience s'est amoindrie avec le temps, ce qui me rend plus irritable qu'avant.
Même des médecins ont voulu me prescrire des médicaments pour corriger ma pensée soi-disant désorganisée. Mais j'ai refusé, car je savais déjà que ma pensée était parfaite ainsi. Il y avait un manque de compréhension ; même en expliquant les choses, on me traitait encore de simulateur.
J'ai 64 ans et je souffre quotidiennement de céphalées de tension intenses depuis plus de 46 ans, ainsi que de migraines sévères depuis 38 ans, jusqu'à 18 jours par mois. Je suis en invalidité depuis 2005 !
Il serait utile, pour les patients atteints de maladies invisibles (non diagnostiquées extérieurement), de sensibiliser le public via les médias afin d'éviter d'avoir à se justifier. Une meilleure compréhension du diagnostic de la migraine (qui altère si fortement la qualité de vie, rendant le quotidien bien plus difficile pour les personnes souffrantes), permettrait peut-être d'amorcer un changement positif et d'améliorer la vie des patients.
Article excellent