L'une des particularités des céphalées en grappe est que certains facteurs déclenchants ne provoquent des crises que pendant la période de crises, tandis qu'en phase de rémission, les patients peuvent s'exposer à ces facteurs sans conséquence. Le facteur déclenchant le plus connu est l'alcool. Il est intéressant de noter que ce n'est pas l'alcool en soi qui déclenche les crises, mais plutôt la quantité consommée. De petites quantités d'alcool peuvent déclencher des crises de manière très efficace et fiable pendant la période de crises, tandis que des quantités plus importantes peuvent parfois les prévenir. Des témoignages anecdotiques décrivent comment la consommation excessive d'alcool peut prolonger les phases de rémission et prévenir le déclenchement des crises. Cependant, cette pratique est fortement déconseillée. Une consommation excessive d'alcool entraîne d'autres problèmes graves, une dépendance à l'alcool et des lésions organiques. Par conséquent, il est impératif de mettre en garde contre l'utilisation de l'alcool pour tenter d'interrompre ou de prolonger les phases de rémission ! Des médicaments efficaces et bien tolérés sont disponibles à cet effet.

Plusieurs autres substances sont connues pour potentiellement déclencher des crises en grappe. Il s'agit notamment des antihistaminiques et des inhibiteurs calciques comme la nitroglycérine. L'éblouissement est également un facteur déclenchant. Par conséquent, le port temporaire de lunettes de soleil pendant une crise en grappe peut avoir un effet préventif.

Si un patient est suspecté de souffrir de céphalées en grappe et que la phénoménologie de la crise est décrite de manière imprécise par le patient, une seule crise peut être déclenchée à des fins diagnostiques, par exemple par l'administration de nitroglycérine sublinguale, puis enregistrée prospectivement en présence du médecin.

Curieusement, les médicaments efficaces lorsqu'ils sont pris après le début d'une crise en grappe sont inefficaces en prévention lorsque les crises sont provoquées expérimentalement, par exemple par des boissons alcoolisées ou de la nitroglycérine. La raison de ce phénomène reste inconnue.